DiDé Flash Info - Février 2019

 
Équipe de Kigali

Équipe de Kigali

La Fondation DiDé, en particulier l’équipe de Kigali, vous remercie de votre soutien et de votre solidarité.

La Fondation DiDé a le plaisir de vous adresser cette nouvelle parution du « DiDé Flash Info ». Votre soutien régulier permet à la Fondation de poursuivre son engagement et ses actions en faveur de la dignité des personnes les plus vulnérables détenues ainsi que du respect des droits humains, ce pourquoi nous vos remercions chaleureusement.

Les activités de DiDé au Rwanda, présentées dans nos dernières parution du « Flash Info » se sont poursuivies mais ont malheureusement subi un ralentissement par rapport à leur rythme habituel. Cela en raison du fait que dans plusieurs établissements pénitentiaires rwandais des cas de rougeole se sont déclarés. Cette situation a également impacté des prisons dans lesquelles l’équipe de DiDé est présente.

Fort heureusement, l’épidémie n’a pas atteint une ampleur trop alarmante, cela en particulier grâce à une série de différentes mesures prises par le Ministère de la Santé afin de faire face à ce problème et d’en limiter les conséquences.

Les personnes ayant contracté le virus et présentant les symptômes de la maladie ont été rapidement isolées et traitées. En addition, de massives campagnes de vaccination ont été réalisées dans toutes les prisons impactées ciblant les détenus ainsi que les membres du personnel pénitentiaire. Par ailleurs, l’ensemble des personnes concernées ont été sensibilisés à la maladie, à ses symptômes et aux mesures préventives à adopter. Enfin, par mesure de précaution les visites ont été suspendues dans le but d’éviter de diffuser la maladie à l’extérieur des prisons. À ce jour, la maladie est en voie d’être éradiquée.

Cependant, force de constater que cette situation à eu pour cause la nécessité de suspendre diverses activités mises en œuvre par la Fondation, notamment celles impliquant un contact direct entre les collaborateurs de DiDé et les détenus.

 
 

Prison pour femmes de Ngoma

 

Les activités planifiées dans le cadre du projet de réintégration psychosociale des femmes en détention dans la Prison de Ngoma et des enfants ont également été affectées par l’épidémie de rougeole. Toutefois, malgré ces difficultés, la Fondation a pu garantir le suivi d’un certain nombre d’interventions, telles que la finalisation des travaux de construction de la salle de consultation psychologique. C’est ainsi que cette salle deviendra très rapidement opérationnelle.

 

Projet en collaboration avec RBJ

Les activités déployées en collaboration avec l’organisation Rwanda Bridges to Justice (RBJ) dans le cadre du projet financé par l’Union Européenne et la « British High Commission » se sont elles aussi poursuivies.

Bien que l’épidémie de rougeole ait affecté les prisons de Rwamagana, de Nyarugenge et de Ngoma le suivi individuel en santé mental a pu être garanti en particulier dans le cadre du Centre de Réhabilitation de Nyagatare non affecté par l’épidémie.

Dès lors, les 254 personnes identifiées en décembre 2018 et janvier dans les cinq prisons concernées ayant besoin d’une prise en charge individualisée ont toutes bénéficié d’un accompagnement adapté.

La majorité d’entre elles a démarré un parcours thérapeutique individuel avec les psychologues qui collaborent au projet.

Une autre partie, composée par des mineurs détenus dans le Centre de Réhabilitation de Nyagatare est suivie par des encadreurs formés.

Une minorité, nécessitant une assistance psychiatrique, a été référée aux hôpitaux compétents

Dans la Prison de Bugesera, les groupes pour la prévention de la toxicomanie et de l’alcoolisme continuent de se réunir régulièrement. Les participants ont axé leurs discussions autour des facteurs qui encouragent ces consommations. Sous la supervision des psychologues, ils ont en particulier travaillé sur les émotions qui peuvent favoriser ces consommations afin de développer des stratégies de gestion de celles-ci.

Par ailleurs, dans cette même prison, une formation adressée aux « pairs éducateurs » sur les techniques d’animation des groupes de parole a eu lieu. Elle sera répétée au cours des prochains mois dans les autres établissements touchés par le projet.

À Nyagatare, 25 groupes de parole se sont réunis durant le mois de janvier. Les participants ont discuté de leur avenir en dehors de la prison, de la scolarisation et des conséquences que son interruption peut avoir ainsi que du virus VIH et du SIDA.