DiDé Flash Info - Novembre 2018

 
Formation professionnelle

Formation professionnelle

La Fondation DiDé vous remercie pour le soutien que vous lui apportez. Votre soutien lui est indispensable pour poursuivre, consolider et développer des projets en faveur des populations détenues les plus vulnérables.

Silencieuse depuis plusieurs mois et en vue de vous tenir informés des activités et réalisations de la Fondation au cours de cette année 2018, nous vous adressons cette première parution du «DiDé Flash Info».

 
 
 

La Fondation DiDé en 2018

2018 représente une année de changements pour la Fondation et pour les activités développées au Rwanda. Cette année a été marquée principalement par la fin du projet réalisé depuis 2014 dans le Centre de Réhabilitation pour mineurs de Nyagatare et le démarrage du projet pour les femmes détenues, en particulier celles vivant avec leurs enfants en bas âge, dans la Prison pour femmes de Ngoma.

 

Centre de Réhabilitation pour mineurs de Nyagatare

Le projet, débuté en 2014 et d’une durée de 3 ans et demi, s’est officiellement achevé en décembre 2017; la remise officielle des équipements par DiDé aux autorités pénitentiaires rwandaises s’est quant à elle faite au cours de 2018. Axé sur la mise en place d’un accompagnement global des mineurs détenus et d’un soutien au rétablissement des liens avec l’extérieur, le projet a permis d’assurer une prise en charge de qualité de ces mineurs et de faciliter leur réinsertion dans la société.

Grâce à ce projet, ce sont plus de 400 mineurs et jeunes adultes qui ont bénéficié:

  • d’un enseignement scolaire de qualité reconnu par les autorités rwandaises ou d’une formation professionnelle en soudure, en maçonnerie, en menuiserie, en couture, en coiffure et en informatique;

  • d’un appui en termes psychosocial, voir d’une prise en charge en santé mentale adaptée, lorsque nécessaire, aux besoins individuels;

  • d’activités de groupe, telles que théâtre-forums, ateliers artistiques, ateliers civiques et activités sportives;

  • d’un support au rétablissement et au maintien des liens avec la famille et les proches, comprenant notamment les remboursements des frais de voyage liés aux visites;

  • de la remise de matériels scolaires ou professionnels de base sous forme de kits et ce en appui aux actions de réinsertion.

Enfin, pour permettre aux acteurs et partenaires locaux de s’approprier l’approche proposée par la Fondation et d’assurer sa continuité dans le centre, les collaborateurs de DiDé ont spécifiquement travaillé à la formation des psychologues, des formateurs et du personnel du centre, ainsi qu’à la sensibilisation des autorités locales et nationales responsables de la gestion pénitentiaire.

L’ensemble du projet, d’un budget total de CHF 1’020’800.08, a pu être réalisé grâce à vos généreuses contributions, ce pourquoi nous vous remercions.

 
 
Artisanat

Artisanat

Prison pour femmes de Ngoma

Un nouveau projet a débuté en janvier 2018 ; il est mené par l’équipe de DiDé au Rwanda en partenariat avec la ville de Leuze (Belgique) et Wallonie-Bruxelles International. Les premiers financements ont été octroyés par l’Union Européenne, Wallonie-Bruxelles International et par l’Ambassade de la Grande-Bretagne au Rwanda. Ce projet est centré sur les besoins des femmes en situation de détention et ceux des enfants qui les accompagnent.

La loi rwandaise prévoit que les enfants de moins de trois ans accompagnent leur mère incarcérée et ils évoluent donc dans un contexte privé de soutien psychologique et social, et sans la possibilité d’établir des liens avec le monde extérieur. Fondé sur l’approche développée par DiDé au cours des années passées et mise en place dans d’autres contextes, le projet entend répondre aux besoins spécifiques de ses bénéficiaires, en se concentrant notamment sur:

  • la création d’une salle de consultation psychosociale, d’une salle de formation et d’une crèche;

  • un enseignement scolaire et des ateliers professionnels pour soutenir ces femmes qui sont actuellement pour les trois quarts d’entre elles, soit analphabètes, soit sans formation primaire terminée;

  • le développement et la mise en œuvre d’un programme d’appui en matière psychosociale et de santé mentale;

  • un programme de rétablissement des liens avec la famille et les proches, car pour l’heure, moins d’une femme sur dix reçoit des visites.

Au cours des premiers six mois du projet, les réalisations suivantes ont pu être atteintes:

  • l’étude et la planification des interventions à apporter aux structures actuelles, afin de créer les salles de classes ainsi que la crèche;

  • l’achat de matériel et la réparation des machines à coudre, en vue de la création d’un atelier professionnel de formation, qui entrera en activité début 2019;

  • la sensibilisation et la formation du personnel pénitentiaire dans le domaine de la prévention en santé mentale, et de leur rôle dans l’accompagnement psychosocial des détenues;

  • une évaluation, effectuée par des psychologues, des besoins en matière de santé mentale des femmes détenues, ainsi que le développement et la traduction en kinyarwanda de plusieurs outils de diagnostic;

  • l’achat et la mise à disposition des détenues de deux téléphones portables pour appeler les proches et les membres de leurs familles;

  • la mise en place, en collaboration avec des acteurs locaux, d’un programme préparant l’insertion et le suivi des enfants ayant atteint l’âge de trois ans et qui quittent la prison pour vivre avec des tuteurs.

 

Pour une meilleure compréhension des activités menées, nous vous invitons à regarder le film réalisé par DiDé sur le projet de Nyagatare.